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José Luis Torres clôture l'année 2017 de belle façon!

Décembre 2017

Avec l’exposition inédite D’entrée de jeu présentée au Musée national des beaux-arts du Québec et sa participation à l'événement d’art public Urban Green: artscarp à Hamilton, en Ontario, l'artiste José Luis Torres conclu ainsi une année très prolifique et diversifiée. 

C’est d’abord en Ontario, du 30 septembre au 2 décembre 2017, que Torres était invité par la commissaire de l’exposition pancanadienne Urban Green Artscarp, Sally Frater, a présenter Securitas II dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada au Sam Lawrence Park, à Hamilton. 

Renouvelant la notion de travail in situ, en écho à l’esprit du lieu, le projet affirme l’idée d’une œuvre d’art à caractère « installatif » qui confronte radicalement le paysage. L’œuvre Securitas II, mot latin aux multiples significations, fait à la fois allusion à la protection, à la prévention et au sentiment d'être à l'abri de tout danger et risque. L’œuvre nous renvoie à nos obsessions sécuritaires, en évoquant un lieu de protection absolue qui garantit notre sureté mais, que l’on pourrait également interpréter comme un dispositif qui restreint notre accès à son contenu. 

De retour au Québec, pendant le mois de novembre, l’artiste a réalisé D’entrée de jeu, un projet artistique spécifiquement conçu pour le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). 

Une immersion progressive dans une expérience visuelle et tactile très captivante qui stimule l’intérêt des plus petits envers l’art. Un espace interactive et ludique dans lequel les enfants, accompagnés de leur famille, aiguisent leur regard sur la création, par l’amusement et l’exploration. 

La couleur, la texture et le touché jouent un rôle essentiel dans la conception de ce projet stimulant. De plus, l'ensemble des éléments sculpturaux permettent aux enfants de découvrir l’univers de Torres et de partager avec lui sa démarche et sa pratique créative. L’exposition aux mille et un accents colorés convie les publics à observer, créer et se mettre en scène. Avec ses murs parsemés de jeux d’illusions d’optique et d’effets en trois dimensions, les familles pourront profiter d’une ambiance unique qui a tout pour stimuler, pour explorer et pour réinventer de nouvelles règles du jeu. 

En même temps, par l'utilisation iconoclaste de matériaux recyclés, l’exposition attire l’attention des enfants et leur montre comment devenir plus responsables envers notre planète. Chaises, kayaks, brouettes, bouées, bacs, arrosoirs, cônes et portes, pour ne nommer que ceux-là, seront une source de découverte et d'émerveillement, mais ils proposeront aussi un deuxième niveau de lecture, histoire de s'interroger sur notre rapport à l'objet, voire notre façon de les consommer. 

Avec D’entrée de jeu, tout le pavillon central du MNBAQ prend vie dans une expérience vibrante en quatre actes :

LE PASSAGE

Entre les murs du Passage Riopelle, sont apparues de drôles de formes si douces mais à la fois inquiétantes. De façon ludique et avec une pointe d’ironie des formes tubulaires recouvertes de fausse fourrure verte, orange, bleue et rose situent les passants face aux notions de diversité. Procurant une stimulation visuelle et tactile, mais aussi un temps de questionnement, toute l’expérience se rapporte à un échange entre abstraction poétique et réflexion propre à une société en constant changement. 

L'ARCHIPEL 

Conçu comme un casse-tête géant aux possibilités infinies, des modules sur roulettes sont mis à la disposition des participants. Peints en orange, tous les éléments constituant ces modules forment tantôt un archipel de formes ou encore un chantier de création inspirant. Manipulation et création sont les mots-clés pour aborder cette section de la Galerie famille.

LA FUGUE

Sculptures surprenantes réalisées à partir d’objets multiformes et multicolores, les œuvres de Torres dans l’espace public sont vraiment distinctes. D’entrée de jeu propose un de ces magnifiques bric-à-brac, La fugue, comme une cascade d’objets en équilibre, déborde même à l’extérieur de la Galerie famille. Tout pour impressionner, faire sourire, être transporté et aussi… faire réfléchir.

LA CABANE RÉINVENTÉE

Les espaces destinés à la contemplation en silence sont aussi importants que ceux qui sont dédiés au jeu actif. Dans une autre zone de l’exposition, les enfants emprunteront plusieurs passerelles qui les mèneront vers une cabane de rêve avec ses coussins moelleux et ses livres captivants. Ils pourront s’y reposer, observer et multiplier les perspectives, permettant une variété d’interprétations spatiales, et enfin, s’inventer des chasses au trésor ou encore des lieux secrets. 

L’exposition D’entrée de jeu sera accessible jusqu’au 14 octobre 2018.

Pour des informations additionnelles : https://www.mnbaq.org/exposition/d-entree-de-jeu-1254

 

 

 

 

Un été bien rempli pour José Luis Torres

Septembre 2017

Avec une exposition en solo et une série de cinq installations artistiques sculpturales semi-permanentes dans l'espace public l'artiste José Luis Torres conclu ainsi une période de présentations très prolifique et diversifiée. 

Tout d’abord, Tour de force est une œuvre extérieure à grande échelle qui a été créée de toutes pièces pour le 50e anniversaire de la Maison des arts Desjardins de Drummondville. L’imposante intervention, composée d'une multitude de portes et des fenêtres de tous les styles et aux couleurs éclatantes, est une invitation à réfléchir et à s'interroger sur la notion de diversité. L’œuvre exploite concrètement le motif de l’unité, une unité formée à partir de la multiplicité. Cette diversité est donc prise comme source d’unité, à l’image du processus collectif qui fait naître une société. 

En même temps, l'exposition en solo Bûcher des vanités a été présentée au public à la Galerie d'art de la Maison des arts Desjardins de Drummondville. Le corpus d’œuvres réunies pour cette exposition est constitué d'assemblages issus de manipulations, simples en apparence, mais qui remettent en question l'identité des objets utilisés. Les résultats obtenus créent une perte de repères, conséquente d'un jeu sur la confusion de la perception. Ce passage du familier vers l'étrange est corollaire d'une réflexion sur les objets de notre environnement quotidien.

Durant le mois de juillet, Torres a dévoilé La cible au Harbourside Park à Saint-Jean de Terre-Neuve. L'œuvre d'art public, commandée par Cadillac Canada pour commémorer le 150e anniversaire du Canada, est une interprétation de la précision derrière le mouvement d'horlogerie et le temps lui-même. La création aussi rend hommage à Sandford Fleming, ingénieur écossais-canadien, qui a proposé le système des fuseaux horaires standards à l'échelle mondiale en 1879. 

De retour de la région de l'Atlantique et inspiré par des rapports quelquefois opposés entre nature et culture, Torres a conçu In Nature sur la façade du bâtiment de la Bibliothèque de Rivière-des-Prairies à Montréal. Faite essentiellement de baguettes de bois peintes couleur en vert, l’œuvre représente une structure qui s’apparente à la forme d’un massif de graminées. À la fois cachette et observatoire, abri et nid, cette espace de transit nous renvoie à des besoins universels et propres à la nature humaine liés aux notions de sécurité, d'enveloppement et d'habitat. 

Peu de temps après, l’artiste a créé et installé Démesure à la Maison de la culture de Pointe-aux-Trembles à Montréal. De façon ludique et avec une pointe d’ironie, l’installation rassemble un nombre impressionnant d’objets colorés issus de nos environnements familiers. L’œuvre situe d’emblée le visiteur face aux notions d’expansion et d’excès. Rapidement, sa configuration polymorphe est perçue par le public comme séduisante et ludique avec ses couleurs vives. Cependant, on y détecte un aspect plus inquiétant, comme si elle représentait une menace potentielle.

Dans un autre temps, c’est l’œuvre Constellation que l’artiste présente lors de l'exposition d’art public temporaire intitulée Métissage. Il s’agit d’un projet conçu pour La promenade Fleuve-Montagne dans le cadre des legs du 375e anniversaire de la ville de Montréal. 

« Configuration visuelle qui nous parle de notre instantanéité, de toutes ces nouvelles plateformes de la communication qui nous permettent de nous maintenir en contact ; parcelles supposément communicantes de contenus que nous sommes devenus, mais certainement d’échanges, dont le téléphone intelligent permet l’opération pourvu que l’on apprivoise les signes de ses systèmes. La figure se compose de caissons lumineux qui représentent des icônes de communication tels le courriel, le texto ou Messenger. La configuration adoptée est celle d’une constellation d’étoiles, autre signe d’un trajet aléatoire qui permet une certaine gestalt, adoptée afin de localiser la Terre, son orientation et sa propre trajectoire autour du soleil.», écrit Stéphane Bertrand, commissaire de l’exposition.  

La plupart des œuvres resteront accessibles au grand public pour la période des mois d’octobre et de novembre 2017.